Nature ....

" Il n'est pas nécessaire de courir le monde , de traverser océan et jungle pour sentir le charme des nuées , la sève des arbres , le langage des rivières et des nuits . "
Joseph Kessel

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vendredi 18 septembre 2020

Désolation ....

 

Le soleil est brûlant 

La chaleur insupportable

La terre sèche, se craquelle

Les prairies jaunissent 

Le noisetier fatigué

Désolé de ses feuilles roussies

Laisse tomber ses fruits ....









mardi 8 septembre 2020

La Lyre ....



Vierges du Pinde, où cachez-vous ma Lyre ?
L’ai-je égarée aux bosquets que j’aimais ?
De son destin ne sauriez-vous m’instruire ?
M’est-elle donc enlevée à jamais ?

Pour la trouver, de la double colline
Mes tristes pas deux fois ont fait le tour ;
Mais vainement, filles de Mnémosyne,
J’ai parcouru votre riant séjour.

Voici les lieux chers à ma rêverie,
Voici les prés dont j’ai chanté les fleurs,
Les marbres saints, l’autel de la patrie,
Que tant de fois j’ai mouillé de mes pleurs.

Et cependant je ne vois rien encore ;
De toutes parts je jette en vain les yeux ;
J’éveille en vain dans sa grotte sonore
L’écho sacré des bois religieux.





Ma Lyre, hélas ! si tu n’es pas brisée,
Si tu peux fuir les pas du voyageur,
Dans les gazons la nocturne rosée
A tes accens ravira leur douceur.

Un jour peut-être, à mes désirs rendue,
D’un poids rouet tu chargeras mes mains ;
Et moi, pleurant ta puissance perdue,
Du mont sacré j’oublîrai les chemins.

Vierges du Pinde, où cachez-vous ma Lyre ?
Elle n’est point aux sentiers que j’aimais.
De son destin ne sauriez-vous m’instruire ?
M’est-elle donc enlevée à jamais ?…

La lyre égarée - Amable Tastu 1798-1885 Poésies 1826






mercredi 2 septembre 2020

L'enfant et la marmotte ....

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- S'il te plaît... apprivoise-moi ! dit-il.

- Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.

- On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !

- Que faut-il faire? dit le petit prince.

- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...

Le lendemain revint le petit prince.

- Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur ! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le cœur... Il faut des rites.

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- Adieu, dit-il...

- Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.

- L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.

- C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.

- C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... fit le petit prince, afin de se souvenir.

- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...

- Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir.



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Le petit prince de Antoine de Saint - Exupéry